Adhésion aux jeunesses Hitlerienne
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Hitler Jugend

Nous étions donc prêts pour devenir des nazis enthousiastes. Le national-socialisme combla nos aspirations. Pour moi, il fortifia mon opposition à ma famille, conservatrice et bourgeoise. Ma mère exigeait de ses enfants la même obéissance que de ses domestiques. Cela m'incita, dès mon enfance, à me solidariser avec les classes opprimées. L'idée de Hitler d'une association de toute la nation me fascinait. J'imaginais que cela ferait de ce monde un paradis où toutes les classes vivraient ensemble comme les membres d'une même famille. Je ne pensais pas alors que quantité de gens seraient exclus de ce paradis — les juifs, les socialistes, les infirmes de naissance.
En mars 1933, et contre le voeu de mes parents, j'adhérai secrètement à la Hitler Jugend (Jeunesse hitlérienne). Nous vivions enfin délivrés de l'éternelle tutelle des adultes. Nous étions tous des jeunes responsables de nos actes. Je devins journaliste , chargée de rendre compte dans la presse locale des activités de notre groupe.
J'eus le sentiment de participer à l'édification de l'Allemagne nationale-socialiste. Mes parents cessèrent peu à peu de s'opposer à ma présence au sein de la H. J. : la réussite de Hitler commençait à modifier leur opinion. Le nombre des chômeurs diminuait. Tout le monde pouvait constater que Hitler avait rétabli l'ordre. Il nous débarrassait de la clique juive de la République de Weimar. Il avait quitté la méprisable S.D.N. , repris la Sarre, etc.

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Grandir en Allemagne nazie