Bataille contre la stérilité
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femmes allemandes sous le régime nazi
femmes et soldats allemands sous les nazis

Les ménages stériles furent à l'origine de la promulgation, en 1938, de la loi sur le divorce. L'effet ne se fit pas attendre. De quarante-deux mille en 1932, les divorces passèrent en 1938 à soixante-deux mille. Parmi les motifs invoqués dans les jugements, on note, à l'encontre des épouses :
- refuse d'avoir des enfants ;
- est atteinte de stérilité.
Moins de deux années après la promulgation de la loi, on signalait déjà 80 pour 100 de maris ayant répudié leur femme pour « incapacité de leur donner des enfants ». Trois femmes sur cinq étaient âgées de plus de quarante-cinq ans et elles avaient été mariées depuis plus de vingt ans. Le mari la déclarait inapte à l'enfantement quand bien même elle avait, dans sa jeunesse, mis un ou plusieurs enfants au monde. Les tribunaux, sur simple déclaration du mari accusant sa femme de stérilité, avaient le droit, sans autre forme de procès, de prononcer le divorce.

A cette époque, la préoccupation fécondité était si forte qu'aucune des dix-huit millions de mères allemandes vouées à l'éducation de leurs enfants ne fut envoyée en usine avant 1943. Les dirigeants ne se lassaient d'ailleurs jamais de répéter que la guerre nuisait moins à un peuple que la raréfaction des femmes fécondes. Parce qu'ils ne participaient pas à l'effort démographique, les ménages sans enfant, les femmes stériles et mêmes les femmes trop vieilles pour enfanter furent eux aussi la cible des eugénistes nazis.
Sur seize millions de femmes mariées à la fin de l'année 1938, 22,5 pour 100 n'avaient pas d'enfant dont 34,5 pour 100 dans la capitale.
En mai 1939, l'importante banque de Dresde publia, avec son bilan de fin d'année, un état des mariages et des naissances parmi son personnel. Le journal de la SS, Das Schwarze Korps, se déclara indigné devant les chiffres alarmants diffusés par la banque. La moitié des employés de la Société n'avaient pas d'enfants...

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Les Nazis et la famille