Le culte de la maternité
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maternité sous le régime nazi
la femme selon les nazis

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la plupart des femmes finirent par considérer que le culte de la maternité, en dépit de tous les désavantages de la discrimination contre le sexe féminin, était un bien nécessaire à la patrie. Afin de montrer leurs sentiments antibourgeois de vraies nationales-socialistes, elles cherchèrent à ressembler à l'idéal féminin de la blonde éclatante, aux hanches larges, aux cheveux noués derrière la nuque ou tressés en couronne autour de la tête. Le maquillage était « non allemand » et ne pouvait servir qu'aux visages « marqués par l'érotisme des filles orientales ». Dans les autobus de Berlin, les filles maquillées étaient traitées de « putains », parfois même de « traîtres à la patrie ». Les Gauleiter de certaines régions allèrent jusqu'à interdire la teinture de cheveux et la permanente.

Dès 1933, on prit soin de modifier le programme des écolières à qui le ménage, le foyer allaient être réservés en lieu et place des études à l'Université. Chaque année, chaque mois même, de nouveaux décrets rabaissaient la femme à une condition inférieure. En juin 1936. une loi interdit aux femmes d'exercer les fonctions de juge, de procureur, ainsi que diverses autres hautes fonctions dans la magistrature. La femme, selon les nazis, ne pouvant juger que d'après ses sentiments, était incapable de rendre la justice conforme à l'idéal du parti. Enfin, les doctoresses mariées perdirent, elles aussi, leur emploi « devant la nécessité de se vouer à l'enfantement » jusqu'au jour, où, faute d'hommes, on dut les rappeler.

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Les Nazis et la famille