Persécutions des chrétiens à Rome ...
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persecutions des chrétiens dans Rome

Les empereurs utilisèrent volontiers les chrétiens comme boucs émissaires dans les périodes de crise. C'est ainsi qu'on a expliqué (suivant Tacite) la persécution de Néron, après l'incendie de Rome de 64. Le souvenir de ces exécutions resta dans la mémoire des fidèles: personnes attachées à des croix et enduites de poix pour être enflammées dans les jardins de l'empereur ; hommes et femmes vêtus en animaux et conduits dans l'arène devant les fauves. Ces persécutions avaient l'assentiment de la foule qui accusait les chrétiens de pratiquer des crimes rituels, l’infanticide, la magie et l’inceste.
A Lyon, en 177, sous Marc Aurèle (161-180), les chrétiens étaient assez bien identifiés pour qu'on leur interdît les bains et le forum, ou que certains fussent expulsés de chez eux. Après une émeute, certains furent présentés au gouverneur, qui demanda des instructions à l'empereur. Celui-ci, Marc Aurèle ou son frère, ordonna la décapitation des chrétiens citoyens romains ; les hommes libres non citoyens furent brûlés et les esclaves livrés aux bêtes. On a retrouvé quarante-sept noms, dont celui de l'esclave Blandine, conduite dans l’arène avec ses compagnons, tandis que sa maîtresse, citoyenne romaine, était probablement égorgée.

persecution des chretiens

« ON EXPOSA SON CORPS AU FEU... »
« Un homme fut amené publiquement, dans la ville susdite [Nicomédie] , devant les empereurs dont nous avons parlé [Dioclétien et Galère]. Il reçut donc l'ordre de sacrifier; comme il refusait de le faire, on le fit élever tout nu, en l'air, et déchirer dans le corps entier avec des fouets, jusqu'à ce que, vaincu, il accomplît, même malgré lui, ce qui était ordonné. Comme il subissait ces souffrances sans en être ébranlé, et alors que ses os étaient déjà mis à découvert, on mélangea du vinaigre avec du sel et on versa ce mélange sur les parties du corps complètement meurtries. Comme il méprisait encore ces tourments, on traîna au milieu du tribunal un gril et du feu, et, comme on le fait pour des viandes bonnes à manger, on exposa au feu ce qui restait de son corps, non pas d'une façon brutale, de peur qu'il ne mourût rapidement, mais peu à peu; et ceux qui l'avaient placé sur le feu n'avaient pas la permission de le délier, avant que, à la suite de telles souffrances, il n'eût consenti par signe à ce qui lui était ordonné. »
L'acharnement à faire sacrifier les chrétiens qui maintenaient leur refus est remarquable: ce sont des tortures qui sont décrites, et non plus des exécutions dans les règles courantes. Car les gouverneurs romains voulaient convaincre les obstinés qu'il valait mieux sacrifier que perdre la vie ou l'honneur et endurer de multiples souffrances. Ils tentaient ainsi de restaurer l'unité en obligeant les chrétiens, même par un geste à  accomplir les rituels religieux romaIns.

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