La rue des prostituées
rideau
prostituees dans la rome antique

Dans le vacarme de la foule des quartiers populaires, on peut aussi voir les rangées de cellules ouvertes sur la rue où se tiennent les esclaves que leurs maîtres contraignent à se prostituer. Grâce à un édit de Domitien, il est désormais interdit au IIe siècle d'offrir de jeunes enfants à la convoitise des amateurs. Mais les prostituées de Subure sont loin de pouvoir rivaliser avec les élégantes courtisanes qui paradent dans les lieux publics : disgraciées, bien souvent souffreteuses et rachitiques, elles appartiennent à la catégorie la plus basse des esclaves. Debout ou perchées sur un haut tabouret, généralement nues ou les seins recouverts d'une légère écharpe, elles proposent leurs services pour quelques as qu'elles seront obligées de reverser à leur maître. Un écriteau ou un dessin grossier annoncent leurs « spécialités ». Les plus misérables des hommes qui traînent dans les rues de Rome peuvent ainsi s'offrir l'illusion du plaisir dans le bouge minuscule et puant qu'un rideau voile le temps de la « passe ». Des « rabatteurs » parcourent les quartiers les plus fréquentés de la ville pour racoler les visiteurs naïfs et les entraîner jusqu'au Submemmium, la « rue des prostituées ». On peut aussi rencontrer des jeunes gens de bonne famille venus en cachette se faire initier à l'amour ou de riches vieillards prêts à dissiper leur patrimoine pour une fille capable de réveiller leurs sens fatigués.

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