Les fouilles... Des trésors mis à sac ...
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ruines de pompei

On aurait pu croire que l'archéologie n'eut qu'à se féliciter de la découverte. Hélas, les fouilles, au début, ne furent pas dans l'intérêt de la science, mais dans celui du roi des Deux-Siciles qui les finance. Il espère trouver, pour lui ou son musée, des objets précieux, des bijoux d'or, à la rigueur des fresques.
Sitôt donc qu'on a vidé une maison de son contenu, on referme sur elle le chantier. Ainsi fait-on, par exemple, pour la villa de Julia Fax, qu'on ne redécouvrira que deux siècles plus tard. Si, en outre, les fresques ne semblent pas convenir au musée royal et que les murs qui les portent gênent les excavations, on n'hésite pas un instant à les démolir à coups de pioche. Et il en sera ainsi pendant trente-cinq ans !
Enfin. les Français vinrent : Championnet d'abord. général doublé d'un érudit. puis trois souverains, Joseph Bonaparte. Murat et sa femme Caroline, qui. passionnés d'archéologie. mirent leur pouvoir au seul service de l'art.
Malheureusement. avec le retour des Bourbons de Sicile, les déprédations recommencent, mais cette fois sur une échelle moindre, les fouilles n'intéressant plus guère les nouveaux maîtres. Il faut qu'un grand personnage arrive pour qu'on cherche à découvrir devant lui des squelettes ou des objets ; et si on a la chance de tomber sur une maison, alors on la lui dédie.
Ainsi sera, tout à fait par hasard, exhumée la maison la plus grandiose de Pompéi, celle dite du Faune pour la beauté d'une de ses statues, avec sa célèbre mosaïque de la bataille d'Alexandre qui impressionna tant Goethe, mais pas du tout le principal intéressé; le roi François Ier ! On a quand même fait sur un point des progrès : on ne comble plus maintenant le chantier une fois qu'on a mis une demeure à sac.

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Le drame de Pompéi