Les premiers signes de l'éruption du Vésuve
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Depuis quelques jours, en ce mois d'août 79, alors que Titus venait de succéder à son père Vespasien, on avait dû de nouveau constater des secousses. Dans les maisons construites sur les pentes du Vésuve ou à proximité, des murs s'étaient fendus. Des objets étaient tombés à terre, des puits s'étaient brusquement taris. Depuis, plus rien. L'inquiétude était tombée, d'un seul coup. Le 20 août, on ressentit de nouvelles secousses, plus accentuées. Sans qu'on pût bien les localiser, on perçut d'étranges grondements, semblables à ceux d'un « tonnerre lointain ». On constata que la mer était bien houleuse pour un mois d'août. Mais, le 22 et le 23, tout s'apaisa. La campagne, semée de ces grands domaines agricoles consacrés au blé ou au vin, recouvra sa paix de chaque jour, dans l'exubérance de ses fleurs et de sa verdure. La ville elle-même retourna à son animation joyeuse.
Un signe aurait du alerter les plus perspicaces : les oiseaux se taisaient. Dans les jardins, c'est en silence qu'ils volaient dans tous les sens, comme s'ils cherchaient quelque chose ou comme si quelque chose leur manquait. Il y avait aussi les chiens. Ils aboyaient sans raison. Pourquoi ? Dans les étables, vaches et boeufs s'agitaient. Ce à quoi songeaient surtout les paysans, c'était à une chute de grêle qui les ruinerait en un instant. Le 24 au matin, ils se rassurèrent : dans le ciel, pas un seul nuage. Le soleil brillait sur Pompei, chaud comme la veille.

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Le drame de Pompéi