La femme au temps de Cicéron
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femme au temps de ciceron

Au temps de Cicéron (106-43 av. J.-C.), la législation est très en retard sur l'évolution des moeurs. Certes, la fille reste encore sous l'autorité de son père, mais le mariage l'en affranchit pour toujours, sans plus conférer au mari des droits équivalents. A la fin de la République, la femme romaine se marie sous un régime qui équivaut à notre séparation de biens : elle gère sa fortune sans le contrôle du mari, elle dispose librement de sa personne et de ses biens.
Prenons le cas de Cicéron lui-même. Sa femme Terentia, qui n'avait pas la réputation d'une femme commode, avait une fortune personnelle très supérieure à celle de son mari : elle en dispose librement, et fait gérer ses biens et ses placements par un intendant attaché à sa personne, Philotimus, que le mari déteste mais doit supporter.
Elle prêtera de l'argent à son mari en cas de besoin, spécialement lors de son exil ; mais lorsqu'elle effectue une opération pour le compte de celui-ci, elle prélève une commission. C'est elle qui, en l'absence du père, approuvera seule le second mariage de leur fille Tullia. Enfin, déçue de voir que la carrière de son mari ne répond plus aux espérances qu'avait fait naître son consulat, elle l'abandonnera, et il sera amené, malgré lui, à demander le divorce. Après quoi, elle se remariera richement

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La femme romaine