Les rites religieux grecs dans l'antiquité
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Les dieux président à toutes les activités des hommes. Avant de commencer l'Assemblée, on prie le Zeus « des assemblées» en lui offrant un sacrifice. Avant d'engager la bataille on sacrifie une chèvre à Artémis. A la fin de l'hiver, on fête joyeusement Dionysos, qui donne le vin (c'est le moment où le vin de l'automne précédent devient bon à boire). On fête aussi les morts: on leur donne à manger dans des marmites déposées aux carrefours, puis on leur demande de retourner chez eux jusqu'à l'année suivante. Ce sont les femmes des citoyens qui sont chargées de célébrer la fête de Déméter et de Koré, sa fille, pour qu'elles donnent de belles mois­sons et de beaux enfants à la cité. La fête est rigoureusement réservée aux femmes, et malheur aux curieux qui chercheraient à espionner le secret de leurs rites !

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On peut dire que la prospérité des hommes et des cités dépend de leur exactitude à observer les rites prévus, et à satisfaire ainsi les divinités. Lorsque, en 590 ay. J.-C., les Perses, sous la direction de Darius, menacèrent Athènes et débarquèrent à Marathon, les Athéniens, décidés à résister, envoyèrent un messager à leurs alliés spartiates pour les appeler à l'aide.
Les Spartiates leur répondirent qu'ils viendraient, mais qu'il fallait attendre neuf jours : ils étaient en pleine célébration des Carneia, une fête annuelle d'Apollon qui mobilisait toute la population. Les Athéniens, devant la menace pressante, livrèrent bataille seuls (avec l'aide de la petite cité de Platées), et remportèrent ce jour-là une victoire dont on n'avait pas fini de parler.
Dix ans plus tard, au défilé des Thermopyles, à nouveau en face des Perses, c'est le détachement d'avant-garde des Spartiates qui attend le gros des troupes pour barrer la route à l'énorme armée prête à déferler sur la Grèce. On est à nouveau début juillet, et le même scénario se reproduit : il faut attendre la fin des Carneia ! Léonidas, le chef du bataillon spar­tiate, se fera massacrer sur place avec ses trois cents soldats d'élite, pour retarder l'invasion perse. Mais la bataille décisive sera livrée quelques mois plus tard, sur mer, à Salamine, et la victoire des Grecs y sera éclatante. Interrompre les fêtes du dieu était impensable : quel secours les Grecs auraient-ils pu espérer de dieux lésés dans leur attente ?

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