Les maisons d'Athènes
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maisons d'athenes

Dans les quartiers populaires, la plupart des maisons étaient fort petites et formées seulement d'un rez-de-chaussée avec deux ou trois pièces exiguës. Lorsqu'elles possédaient un étage avec une ou deux chambres, on y accédait souvent par un escalier extérieur en bois. Ces mansardes pouvaient être louées à de pauvres campagnards ou à des étrangers qui désiraient avoir un pied-à-terre en ville . « Il y avait dans notre maison, dit un plaideur, un étage, qu'occupait Philonéos lorsqu'il résidait à la ville. »
Les murs de ces maisons étaient en bois, en brique crue ou en cailloux agglutinés par un mortier fait de terre délayée. Ils étaient tellement faciles à percer que les voleurs ne se donnaient pas la peine de chercher à forcer les portes et les fenêtres ; ils préféraient faire un trou à travers ces minces cloisons, si bien que les cambrioleurs, à Athènes, étaient appelés toichorychoi, ce qui veut dire « perce-murailles ».
Les proportions des maisons dont on distingue des traces à Athènes sont toujours exiguëes. Les portes, nous dit Plutarque, s'ouvraient sur le dehors et l'on frappait avant de sortir afin d'épargner aux passants le désagrément d'être heurtés par une porte brusquement ouverte.
Les toits étaient en terrasse. Les fenêtres, lorsqu'elles existaient, étaient nécessairement fort petites, de la dimension de simples lucarnes, puisque les Anciens ignoraient l'usage des vitres transparentes : si, par mauvais temps, l'on voulait obstruer les fenêtres, on ne pouvait le faire qu'au moyen de panneaux opaques.
. Lorsque de telles maisons étaient louées, le propriétaire, s'il ne recevait pas régulièrement le montant du loyer, employait, pour se faire payer son dû, des moyens énergigues : il enlevait la porte de la maison, ou bien les tuiles du toit, ou, enfin, il fermait l'accès du puits. Et les locataires insolvables allaient rejoindre la foule, nombreuse à Athènes, des sans-logis.

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