Les parfums dans l'Egypte antique...
rideau
femmes egyptiennes

Les Egyptiens, inventeurs d'un système complet de bains que les Grecs et les Romains empruntèrent ensuite, prenaient très soin de leur toilette. Après de copieuses ablutions, ils se frottaient le corps avec des huiles parfumées afin de donner aux membres l' élasticité nécessaire, capable de résister aux effets du soleil. Les onguents employés étaient d'une grande variété.
Au début, ils étaient dispensés par les prêtres, seules personnes accoutumées au mystère de cet art. Les ingrédients étaient en partie l'origan, les amandes amères mais aussi la myrrhe et l'encens d'Arabie.

La préparation des onguents était si parfaite qu'un de leurs spécimens, conservé dans un musée anglais et signalé par Rimmel, exhalait encore son parfum après trois ou quatre mille ans! Mais ces produits coûteux ne pouvaient convenir aux classes pauvres qui se contentaient de l'huile de castor (ricin) abondant en Égypte, encore utilisée par les femmes nubiennes.

Nous savons que dans les scènes de festivités de l'époque phamonique, les convives respirent toujours des fleurs. Ils portent sur la tête des cônes de graisse parfumée. Des dessins représentent la fabrication des parfums et la manière d'en extraire l'essence, On les offrait aux dieux ; ils servaient à embaumer les morts.
A Héliopolis, la cité du soleil, on brûlait de l'encens au lever du jour, de la résine à midi et au couchant, une mixture de nombreux ingrédients appelée kuphi. Les processions religieuses faisaient une luxueuse dépense de parfums et de précieux aromates. L'encensoir pharaonique est figuré par un bras en bois qui tient le godet dans lequel brûlent les morceaux d'encens.
Dans toutes les fêtes, les parfums étaient en vogue et des esclaves étaient chargés d'enduire les têtes des visiteurs ou leurs perruques. Au cours de la réception, des chapelets de lotus décoraient les cous ; des guirlandes de crocus et safran, des décors floraux suspendus au plafond et posés sur les tables, mêlaient leur arôme suave à la fumée des cassolettes. Afin de n'oublier aucun des cinq sens, des musiciens charmaient les oreilles avec leurs douces mélodies.C'est ainsi que fut reçu Agésilas lorsqu'il vint en Égypte. Mais le rude Spartiate, non habitué à ce luxe, refusa les douceurs et les parfums, au grand dam de la bonne société.
anecdote
accueil
Accueil
La mode et les parfums